“ Tout savoir sur la maternité précoce : éducation sexuelles, suivi psychologique, assumer l'enfant ou pas... Zoom sur le phénomène des grossesses durant l'adolescence. ”
Chaque année des milliers de jeunes filles tombent enceintes par accident ou par ignorance. Pour certaines d’entre elles, la réflexion sera de courte durée quant au choix qu’elles voudront avoir, pour d’autres le questionnement sera infiniment plus compliqué. Cet article vous est proposé par Bébé-cards, le spécialiste du faire part naissance et faire part bapteme.
Tomber enceinte avant 18 ans
De plus en plus d’adolescents ont une sexualité précoce mais parfois aussi peu informée. Il ne s’agit pas forcément du début de leur vie sexuelle régulière mais souvent d’une fois «pour essayer» ou «pour savoir» ou bien encore «pour faire comme tout le monde». Ce que ces ados ignorent souvent, c’est qu’à ce moment précis de leur vie rien n’est plus simple que de concevoir un enfant.
Avant même d’avoir eu le temps de devenir adultes, ils pensent parfois du haut de leur naïveté que leur acte ne porte pas à conséquence. D’autant que ces jeunes filles et ces jeunes garçons n’ont pas ou peu entendu parler de contraception et ont trop souvent des rapports non protégés.
L’éducation sexuelle, la vraie, est presque inexistante et n’aborde pas les points dans le bon ordre, ni d’ailleurs les points essentiels.
Pourquoi montrer des films vidéo sur l’accouchement alors que ces ados ne sont même pas informés sur la totalité de la conception d’un enfant ?
Savoir qu’un spermatozoïde rencontre un ovule pour faire un bébé ne fait pas tout. Il faudrait également informer les jeunes que cela se produit facilement à leur âge, que parfois un « petit » acte sexuel peut conduire à une grossesse et que cela n’arrive pas qu’autres.
Car tomber enceinte avant 18 ans c’est devoir se poser des questions sur ses études, sur son foyer, sur sa vie future et éventuellement sur son couple et le fait d’élever un enfant seule.
Les options qui s’offrent à ces jeunes filles
Les options qui s’offrent à ces jeunes filles enceintes sont exactement les mêmes que pour n’importe qu’elle femme enceinte en France.
Le choix n’est sans doute pas facile à faire et le temps de la réflexion peut être utile afin de bien comprendre et de bien mesurer les conséquences de ce choix.
La première solution, peut-être la plus répandue réside dans l’IVG -Interruption Volontaire de Grossesse- qui est en France possible jusqu’à 12 semaines d’aménorrhée soit 10 semaines de grossesse. Il semble que ce soit, en cas de grossesse non désiré, le choix le plus courant.
D’autres jeunes filles choisiront de mener leur grossesse à terme et de confier leur enfant à l’adoption. Celui-ci pourra naître, ou pas, sous X et retrouver, ou pas, un jour sa mère biologique.
Enfin certaines vont décider de garder l’enfant et de l’assumer parfois avec, parfois sans le père. Cette décision est loin d’être facile puisqu’elle implique pour une jeune fille mineure l’assentiment et l’aide des parents.
Le suivi psychologique autour des maternités précoces
Quand une jeune fille découvre sa grossesse, c’est bien souvent au moment de l’apparition des nausées et/ou d’autres symptômes de grossesse. Elle se trouve donc déjà enceinte de plusieurs semaines.
Son premier réflexe doit être de se rendre au planning familial de l’hôpital le plus proche de chez elle afin d’y rencontrer une assistante sociale et d’évaluer toutes les possibilités avec elle.
À noter que le planning familial est habilité, comme les pharmacies, à délivrer la pilule du lendemain en cas de doute sur un rapport non protégé très récent.
C’est ici qu’elle sera prise en charge, écoutée et conseillée, loin des pressions familiales et des avis que tout un chacun pourrait lui donner.
